lundi 19 mars 2018

Coupe de Bretagne VTT XC à Redon: blue power!

Après avoir passé une semaine enchantée sur l'île de Fuerteventura aux Canaries, durant laquelle ont s'est gavés de sport dans un paysage paradisiaque (cyclisme, course à pied, baignades, funboard pour Phil) de fruits frais et de pancakes, nous sommes revenus dans le froid et l'humidité bretonne qui ont même viré à la neige dans le Finistère dès ce week-end!

En Côtes d'Armor, pas de flocon à l'horizon, ce qui nous permet de descendre dans le Morbihan dès samedi après-midi, sans notre chère progéniture.
On arrive assez tardivement, sous une petite pluie et la première difficulté est de garer le camping-car dans le champ prévu à cet effet. Au bout de quelques mètres on s'embourbe. On se fait aider pour le pousser et le sortir de là.
Phil décide alors de quitter la prairie ramollie pour aller plus bas sur le bitume, mais il se re-bloque dans la boue! Heureusement que les gens sont sympas et l'aident à nouveau à s'extraire des labours! 😉
De mon côté je vais faire une reco du circuit quasiment en semi-nocturne; je n'y vois plus rien sur la fin; c'est moyennement prudent surtout que certaines descentes sont assez tendues avec les racines glissantes. Par chance, ce n'est pas gras: tant mieux pour nos vélos.
Il n'y a rien que je déteste plus que de bousiller le matériel déjà si coûteux, dans de la boue qui n'apporte rien à la pratique du VTT. Là on va pouvoir s'exprimer à la fois physiquement et techniquement.
Après une nuit bien calme et toujours sans neige, c'est l'effervescence sur le site avec l'arrivée des jeunes concurrents pour les premières courses. Le souci c'est qu'avec le parking impraticable, tout le monde doit faire demi-tour. Il y a des véhicules partout; un vrai bazar pour accueillir les 400 pilotes de la journée.
Vers midi, c'est le départ de l'épreuve réservée aux Masters et Départementaux. Ils sont près d'une centaine: on dirait une course sur route! 😀
Sur la ligne, on discute avec Chris Milliau tout de bleu vêtu avec la belle tenue du Team Cube Pro Fermetures.
La course est longue et difficile; les commissaires décident d'enlever un tour; même si le parcours n'est pas boueux, il est glissant et certaines portions se font en poussant le vélo sauf pour les meilleurs.
C'est beaucoup moins roulant que l'année dernière.
L'inoxydable JY Rannou mène le peloton des Masters (il se fera doubler sur la fin) tandis que Nico Duval, excellent, fait de même chez les Dep. Chris et Phil sont dans le top-20. Je fais un peu d'assistance dans la bosse d'arrivée qui a l'air vraiment terrible quand je vois l'état de certains participants.
Phil termine 17ème sur 50 ce qui est très bien, mais il n'est pas content de lui notamment au niveau technique et physiquement en manque de jambes; c'est sûr qu'on n'a pas trop travaillé sur le VTT ces derniers temps et qu'on a peut-être pas encore récupéré de notre semaine de sport intensive.


A 15h30 c'est enfin mon tour mais il y a du retard le temps de placer tout le monde en grille.
Seuls manquent à l'appel certains finistériens qui n'ont pas pu venir, bloqués par la neige fraîchement tombée chez eux.
On discute avec les filles en attendant: toujours agréable de retrouver les mêmes coureuses avec leur excellent état d'esprit!
On voit beaucoup de bleu avec les nouvelles couleurs du Team Cube, et d'autres clubs qui ont aussi adopté la "sky attitude".
Je prends un départ moyen et me replace assez vite vers la 4ème position du groupe emmené par Anaïs qui n'aura guère de concurrence.
Après la première descente parsemée de racines qui sont bien ressorties au fil des passages, on attaque la bosse d'arrivée de ce start-loop; contre toute attente j'ai d'assez bonnes sensations et je parviens à doubler un peu, mais Léa et Manuella restent proches de moi.
Je ne parviens pas à faire la différence dans le technique, manquant encore de pratique cette année, donc je donne tout dans les bosses.
Certaines petites descentes sont assez raides.
Ce n'est pas que j'affectionne de m’asseoir sur le pneu arrière mais depuis ma chute à Vallnord, j'ai tendance à exagérer la position! 😂
 
Crédit photo: Hervé Madec

La côte la plus terrible est glissante, pleines de racines et quasiment immontable à vélo; tout le monde pousse sa monture sur la fin, avec les mollets qui piquent!
Je finis par creuser l'écart sur mes poursuivantes, tandis que les premiers élites reviennent déjà sur nous: pas toujours facile de se ranger pour les laisser passer. Anthony mène largement; dommage pour Antoine qui a encore des soucis mécaniques! Mais on voit du bleu partout; ils prédominent largement tout comme Anaïs chez les dames.
Dans la côte d'arrivée c'est l'hécatombe par contre avec plusieurs coureurs victimes de crampes!
Comme quoi ce circuit fait très mal...


Au dernier tour, je mets un point d'honneur à m'arracher pour grimper intégralement la redoutable bosse, assise sur le bec de selle. Ca débloque le cardio!


Globalement, le Scott Spark est parfait sur ce parcours: il absorbe les chocs, aide dans les franchissements, sans faire perdre de rendement. Je sens bien la différence par rapport au semi-rigide.

J'en termine 2ème, loin derrière Anaïs, mais plutôt contente de ma course. Phil me dit aussi que c'est une bonne performance. Et pourtant je doute beaucoup de mes capacités.
Contente également de retrouver ma copine Manue à la 3ème place.
Anthony remporte la course Elite, suivi de la plupart de ses coéquipiers: on a vu beaucoup de bleu!
Sans oublier Eric Pommelet champion de France masters qui s'est aligné avec eux et termine 5ème.

Un grand merci aux organisateurs pour ce circuit magnifique, hyper complet, malgré les aléas de la météo ayant rendu le parking ingérable, ainsi qu'aux photographes, et à mon coach Stéphane! 😊

lundi 12 février 2018

VTT XC à Plouaret: une rentrée boueuse mais joyeuse!

Ce dimanche, c’était l’ouverture de la saison de VTT à Plouaret, petite commune costarmoricaine.
Vue la météo désastreuse de ces dernières semaines à se battre sur son vélo contre le vent, la pluie, le froid, parfois tout cela combiné, je n’avais pas du tout envie d’aller poser les crampons de mon VTT, tout juste sorti d’hibernation, dans la boue environnante…
Côté forme, ce n’était pas brillant non plus, avec un rhume, des courbatures suite à mon cours de danse classique, et mon plus mauvais test FTP depuis 2 ans réalisé cette semaine, sans conviction, sur le home-trainer : les watts ne mentent pas ; quand on doit redescendre dans les zones, il faut le faire pour progresser à nouveau même si c’est démoralisant. 😢
Phil, de son côté a des douleurs au genou, et relativement fatigué avec le boulot, il faisait l’impasse.
Donc, j’avais l’intention de passer un dimanche au chaud mais il y avait un élément perturbateur, à savoir notre fille aînée, Anaëlle, aussi têtue qu’une mule.
Elle était inscrite sur la course par son club (VTT Pleumeur) et il n’était donc pas concevable de déclarer forfait :
«  La pluie, c’est pas grave ; le grésil non plus ; le vent on le sent pas dans les bois ; le froid, on n’a qu’à se couvrir ; la boue on nettoiera; Papa vient pas mais on saura se débrouiller toutes seules ; j’en ai marre de ma petite sœur ; s’il te plaiiiiiiiiit Maman (yeux de chiens battus)…. » 😉
Bref, j’ai cédé et nous sommes parties pour Plouaret avec nos 2 montures.

Anaëlle retrouve ses copains pour faire une reco (sous le soleil revenu pour quelques minutes).
Le départ est donné à 13h45 pour 6 tours de 1 km.
La miss est prise dans les bouchons mais a « attaqué dans la côte ensuite » 😊 pour se retrouver vers la 10ème place au milieu des garçons, étant la seule fille de l’épreuve.
Ils essuient quelques grains, mais se battent courageusement.
Elle en termine toute heureuse et maculée de boue ! 
Après lavage du VTT, je la laisse avec ses copains et leurs parents sympas pour faire ma reco : c’est très boueux mais tout passe sur le vélo normalement.
S’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est de pousser mon VTT dans la boue! 💩
Il y a un peu de retard, d’autant que les intempéries se succèdent ; je fais un échauffement rapide et retrouve les collègues au départ dans une bonne ambiance.
Le départ groupé est un peu compliqué ; ça gicle de partout ; on en prend plein les lunettes.
Après le 1er single où on a dû poser pied, on peut embrayer dans la côte en bitume où j’arrive à me positionner devant Anne Goude (jeune maman, de retour au VTT sur son magnifique Scott Comtessa!) et Manon Pichard la championne de France juniors FSGT.
Sachant que ce n’est pas la grande forme, j’essaie d’en garder sous la pédale.
La boue est vraiment dense ; il faut de la puissance pour tracer là-dedans ; à d’autres endroits on glisse comme un serpent ; c’est très difficile de maintenir la trajectoire.



Crédit photos: JJ Luyer  
On reçoit de nombreux encouragements ; même pour les spectateurs ça doit être compliqué !
Je retrouve les sensations sur le VTT (c'est seulement ma 3ème sortie) et l'efficacité de la suspension m'épate à nouveau: je bloque tout sur le bitume, j'ouvre à 70 % dans les chemins qui tabassent un peu, et même à 100% sur la fin lorsque le mal de dos semble apparaître; on épouse le sol; c'est vraiment sympa.
La fiabilité du Spark est exemplaire: transmission au top malgré la boue, freinage parfait... Quant aux roues Asterion Edition One, j'apprécie toujours autant les relances!

D’un coup, une averse de grêle s’abat sur nous ; heureusement les arbres protègent un peu. J’ai bien fait de superposer 2 tops techniques sous ma combi (pas de plongée) et d’utiliser une crème chauffante (Rapha : au top). Quelques rayons de soleil font parfois leur apparition!



Les tours s’enchaînent et le terrain se dégrade de plus belle ; les organismes s’épuisent pour certains, tandis qu’à l’avant, on voit les spécialistes qui ne faiblissent pas avec Eric Pommelet en tête, dans son élément, puis Fred Le Marrec roue dans roue avec l’excellent Adrien Milin qui malheureusement connaîtra un problème de selle.

On en termine rincés et couverts de boue mais finalement heureux d’avoir participé à cette sympathique course de début de saison, organisée par Claudie Bescond et son équipe que l’on félicite au passage.
Petit couac sur le classement des benjamins qui a connu quelques erreurs ; par exemple Anaëlle était la seule fille mais n’a pas été classée.
On a signalé le problème et elle est finalement repartie avec une coupe ! 😊

En tous cas je la remercie de m’avoir forcée à venir car on a passé un chouette après-midi finalement.

 
Je note que les enfants sont bien moins sensibles que nous aux conditions météo: ils aiment être en plein air et s’amuser sans prise de tête! 😃

Merci également à JJ pour les belles photos prises dans ces conditions hivernales!  👍

Petite parenthèse au sujet des accessoires de vélo :
Je ne sors plus sur la route sans le Radar Garmin (que j’ai acheté en soldes sur Alltricks).
Le boîtier est fixé derrière la tige de selle, détecte les véhicules à 140 mètres, l’indique sur le compteur/cardio Garmin visuellement couplé avec un bip sonore ,et se met à flasher fortement en rouge à l’approche des voitures.
J’ai pu constater une réelle différence depuis que je roule avec y compris dans des conditions compliquées (pluie, luminosité faible): les voitures me doublent beaucoup plus proprement (vitesse moins élevée, et écart plus net sur la gauche) ; c’est par contre moins franc avec les poids-lourds qui nous considèrent toujours comme des petites choses insignifiantes même si on clignote comme un sapin de Noël, sans compter les appels d’air qu’ils génèrent lorsqu’ils doublent trop près.
Je recommande ce radar à tous les routiers, surtout quand il fait mauvais ; c’est bien plus qu’un gadget! 

dimanche 14 janvier 2018

L'année 2018 commence par... le cyclo-cross de Gouesnou!

Tout d'abord, meilleurs vœux à toutes et à tous!
Que vos rêves à vélo et ailleurs se réalisent! 😊

On a commencé l'année par une participation au traditionnel cyclo-cross de Gouesnou.
Comme Philippe ne pouvait pas courir (tendinite rotulienne), notre fille Anaëlle a bien voulu le remplacer en catégorie Benjamine! 😉
C'était très technique pour les enfants avec du dévers et le vélo à pousser.
Pour sa 1ère course FFC, elle a terminé 2ème fille.


De mon côté, j'étais ravie d'être aux côté des jeunes finistériennes en préparation pour le championnat de France (mais non, je n'étais pourtant pas la plus âgée 😉 ) avec également quelques juniors et cadets gars.

A quelques minutes du départ, en me rendant à la ligne, je m'aperçois que je n'ai plus de frein avant! Ça siffle terrible. Je ne comprends pas ce qui se passe et je n'ai pas le temps de faire demi-tour pour aller changer de vélo.
Mon 1er tour est donc compliqué (j'ai en fait perdu les plaquettes, on ne sait comment).
Devant Maïna et Laura bataillent avec les gars; Maëva en cadette revient fort vers l'avant aussi.
Je suis frustrée de devoir prendre mon 2ème vélo car j'avais bien envie de m'éclater avec le S1NEO qui est hyper maniable sur ce circuit très technique.


J'adore ce parcours: contre toute attente, il est quasi-sec avec un vent très fort.
Les bénévoles de l'AC Gouesnou ont une fois de plus réalisé un remarquable travail au niveau du tracé comportant quelques nouveautés et obstacles techniques.
C'est tout sauf monotone!
Je galère un peu car ma cassette est trop juste pour grimper les taquets: je suis trop en force et le mal de dos s'installe assez rapidement.



Je suis loin de la grande forme avec 1 mois sans compétition mais le plaisir est toujours là. Je finis 3ème.
Maïna remporte l'épreuve (devant les juniors hommes!) suivie de Laura.
Maëva gagne en cadettes.
Pas de doute elles sont prêtes pour le championnat de France.

 
Merci à l'AC Gouesnou pour cette organisation parfaite, aux nombreux photographes pour les belles images, à mon entraîneur Stéphane, et à nos familles!

Côté objectifs 2018, ils seront diversifiés pour le 1er semestre: sur le plan cycliste, on va sans doute viser à nouveau le championnat de France VTT à Lons cette année; j'ai également repris la danse classique depuis 4 mois (si Peter Sagan a son grand écart facial, c'est que cela doit servir à quelque chose pour le vélo! 😀); et au travail, ce sera loin d'être un long fleuve tranquille car je change totalement d'activité; cela va me demander des efforts niveau formation et une organisation encore plus serrée pour pouvoir m'entraîner. Un gros challenge en perspective!

Enfin, félicitations à tous les bretons et bretonnes qui ont participé au Championnat de France à Quelneuc (56): quelle que soit la place, ils ont tout donné; on n'a pas fait le déplacement cette année mais on a tout suivi sur le net. Que de frissons même à distance!
Un grand bravo à Anaïs, 5ème chez les Elites dames et Laura 15ème, Maëva, 2ème chez les cadettes, Maïna 6ème en junior dame malheureusement victime d'un ennui mécanique, juste derrière Laurie excellente 5ème..., Maxan et Antoine, top-15 en juniors gars... 👍

lundi 4 décembre 2017

Championnat du monde de cyclo-cross Masters à Mol (Belgique)

Suite de notre périple: après un petit séjour en Franche-comté enneigée où nous avons fait une incroyable balade de nuit au Ballon d’Alsace (merci Coralie et David!), nous sommes remontés vers le Nord, là où il fait encore plus froid!
On a traversé le Luxembourg puis les Ardennes où la neige était bien tombée aussi, avant d’arriver en région flamande à Mol mercredi soir, sur les lieux du Mondial Masters de cyclo-cross.
On n’a pas pu se garer devant la base de loisirs de Zilvermeer comme l’année dernière, à cause du plan Vigipirate.
Un organisateur, très sympa, nous a gentiment aiguillés vers le camping attenant au circuit de l’autre côté.
On s’est donc installés dans la nuit, sur un emplacement boisé.
Le lendemain, on a découvert un site plutôt sympa: le camping est immense, seulement rempli par les camping-cars des coureurs de toute nationalité.
A côté de nous, on a des autrichiens qui ont dressé leur drapeau.
Un peu plus loin, une colonie d’allemands s’affaire… (quelle jolie langue! 😊).
Avantage; on a l’eau, l’électricité et un Wifi au top.
Après le tour du propriétaire, on a va faire la reco du redoutable et très atypique circuit composé à 50 % de sable et pas du solide!
Certaines portions ont été un peu damées par le passage de quads, du coup ça passe sur le vélo. Le reste, c’est portage, vélo sur le dos.
Ce n’est pas du tout un circuit à ma convenance: plat, bitume, sable, 1/3 de portage… J’ai encore dans la tête la souffrance de l’année dernière.
Mais j’ai tenu à revenir par défi: pour me prouver que je pouvais faire mieux et surtout avoir de meilleures sensations.
Pour cela, j’ai repris à zéro la course à pied il y a un an: à tout décomposer la foulée, courir lentement, réapprendre le geste…
J’ai gagné presque 1mn au kilomètre au fil des mois.
Tous les mercredi depuis septembre, j’ai consacré mes après-midi à travailler la technique dans le sable et aux portages sur les plages près de chez moi.
Comme m’a dit Philippe, ce ne sera peut-être pas suffisant pour monter sur la boîte, mais au moins je serai préparée…
Donc cette reco se déroule de manière beaucoup plus sereine: on repère bien tous les passages à pied et quand il va falloir descendre de vélo pour perdre le moins de vitesse possible.
Le soir, je suis donc dans un état d’esprit positif: physiquement et mentalement je suis prête.

Vendredi, c’est le « race day »: il fait très froid (0°C).
Dès le matin, je fais 30 mn de home-trainer pour monter en température.
Le temps passe vite, mine de rien.
Les compétitions ont démarré à 13h avec les catégories de plus de 50 ans. Quel courage ils ont! Certains ont plus de 70 ans et toujours sur le vélo!
13h45: après l’échauffement, je retrouve ma copine Manuella pour la mise en grille. D’autres françaises ont fait le déplacement également.
Il y a du retard; on a le temps de bien refroidir…😨
J’ai choisi de courir en court, tartinée de crème chauffante, mais des jambières n’auraient pas été un luxe.
Je suis en 2ème ligne de ma catégorie, où nous sommes 12 dont des sacrées pointures avec l’allemande championne d’Europe master, la championne d’Angleterre master 40, d’autres qui ont couru en coupe du monde il y a quelques années…
Bref, les filles ne sont pas là pour faire du tourisme.
Chaque catégorie démarre avec 15 secondes de décalage.
Je suis bouchonnée dès le 1er virage. Impossible de passer; je dois attendre l’escalier pour reprendre une place puis que ça s’élargisse un peu.

Photo: Agnès Sprutta
Devant ça roule déjà très vite.
 Première portion de sable: avec les énormes ornières qui se sont creusées, ça ne passe plus à vélo pour nous. Je cours vélo sur l’épaule et c’est reparti sur la plage en sable dur.
Ensuite, on ne fait que descendre et remonter sur le vélo.
Comme dit Manue, c’est un Run & Bike!
La butte ensablée est le pire passage: le lactique me brûle les jambes (manque de chaleur aussi je pense). Dans la descente, j’allonge la foulée comme m’a conseillé Philippe. Puis retour sur le vélo pour quelques secondes et re-traversée du sable.
Là c’est tout au mental: "plaque ton vélo, cours, cours, cours, utilise ton bras gauche, lève la tête, regarde devant, respire…" J’entends les encouragements de Phil sur bord de la zone de dépannage.
Je me bats de toutes mes forces pour la 3ème place. J’entends les 2 filles derrière moi qui courent plus vite. On est hyper essoufflées. 
Sur la route, l’allemande passe devant: elle est assurément plus puissante et comme c’est tout plat, impossible pour moi de prendre l’avantage.
On grimpe l’escalier, retour sur le vélo, puis passage devant le podium sur le bitume.
Ça roule comme sur la route; je me rends compte qu’il m’aurait fallu un plateau plus grand.
On est toujours 3  pour la place de 3. Ça va être compliqué. Je n’arrive pas à trouver de faille chez mes concurrentes. L’allemande finit par me lâcher à vélo et la slovaque m’attaque sur la course à pied. Dur!
Je suis à fond, impossible de faire mieux. Au loin j’entends que Manuella est en tête dans la catégorie des 30-34 ans: génial!
Cela ne m’étonne pas car elle a de vraies aptitudes pour alterner vélo et course à pied.
Au 4ème et dernier tour, je sais que ce sera compliqué de revenir même si l’allemande championne d’Europe est en train de rétrograder devant.
Je commence à perdre de la lucidité, un peu en vrac dans les débuts de portage. J’ai quand même de bien meilleures sensations que l’année dernière: les jambes répondent, rien à voir!
En approche de la fin, le speaker annonce « Manuella Glon, tu es championne du moooooooonde! » 😀

Je passe la ligne quelques temps après, à la 5ème place de ma catégorie, comme en 2016, mais tellement plus heureuse de ce que j’ai accompli: 1mn en moins, plus rapide, sans avoir subi, avec de bonnes sensations. Même je n’aime pas ce type de parcours, préférant toujours pédaler que courir, les grimpettes que le plat, j’ai relevé mon défi de revenir sur cette épreuve qui m’avait fait tant de mal l’année dernière. Que du positif!

A 16h, on se dépêche d’aller assister au podium de Manuella venue avec ses parents et sa petite Julie qui ne réalise pas trop ce que vient de réussir sa maman!

On a beaucoup de frissons à écouter la Marseillaise tandis que Manue est parée du maillot arc-en-ciel: c’est magique!


C’est sur cette belle image que nous rentrons au campement.
Demain c’est la course de Philippe…

Samedi, on se lève dans une sorte de brouillard gelé: on est en négatif et l’humidité pénètre de partout. Brrrrrr….
Je vais faire une petite récup sur la base de loisirs mais en plusieurs fois car je ne supporte pas le froid au niveau des mains malgré 2 paires de gants.
12h: c’est le départ pour Phil; il est bien couvert cette fois, et ils sont plus de 80 partants!
Je cours me placer dans la « Pit area » avec mon vélo. Il fait un froid polaire, d’autant qu’on prend les vapeurs humides du Karsher à côté.
Phil est environ 50ème. Le petit espagnol qui est en tête est impressionnant d’efficacité: pas un super style mais quelle rapidité!
Tout le monde encourage dans toutes les langues: c’est un peu fou comme ambiance!
Philippe arbore une belle allure en course à pied et c’est là qu’il reprend des places.


Etant parti assez loin sur la grille de départ, c’est sûr qu’il n’ira pas jouer le top-10 mais ça me fait plaisir de voir qu’il se débrouille très bien et ne subit pas le froid.
Il termine finalement vers la 45ème place, satisfait lui aussi de sa course.


A noter que l’UCI change le règlement l’année prochaine: la catégorie 30-34 disparaît, et les concurrents ayant maximum 100 points UCI seront autorisés à participer. Autant dire que le niveau va être encore plus relevé!

Nous rentrons maintenant en Bretagne après ces 10 jours de déplacement, vacances un peu particulières il faut le dire, mais que nous n’oublierons pas!

Un grand merci:
- à nos familles qui ont géré nos filles pendant ce temps
- à Stéphane Gourmelon pour le coaching hors-pair
- à S1NEO: le CX02 a encore fait parlé de lui dans le paddock tellement il est beau!
- à Véloland Lannion, notre vélociste: les Cannondale ont aussi marché au top
- à Asterion Wheels pour les roues qui ont traversé le sable sans broncher
- à Coralie et David pour le régime franc-comtois pré-compétition et la découverte de leur belle région!

mardi 28 novembre 2017

Championnat de France Masters de cyclo-cross dans le Jura: un nouveau maillot tricolore!

Vendredi dernier, nous sommes partis vers l'Est de la France avec une pause en région parisienne, pour participer au championnat de France Masters de cyclo-cross dans le Jura.
Samedi, nous découvrons le sympathique petit village de Quintigny, où l'équipe de bénévoles a fait les choses en grand: chaque coureur a le droit à des spécialités locales comme du vin du Jura et du comté! 😊
Le circuit qui était annoncé roulant, avec plusieurs portions de bitume s'avère bien plus corsé que prévu en raison des intempéries: des côtes raides, une butte à passer à pied car très boueuse, un passage technique en ornières, des dévers un peu chauds, des faux-plats montants bien physiques, de la prairie assez dégradée par la boue: nous aurons de quoi faire!
Petit coucou au passage à Manuella venue avec sa maman et sa petite Julie tout sourire: on lui souhaite le meilleur pour demain car on sait qu'elle est au top.

Le soir, on est bien installés sur l'aire réservée aux camping-cars, si ce n'est que certains vieux véhicules, n'ayant sans doute pas de chauffage, mettent en route leurs moteurs voire des groupes électrogènes: bonjour la pollution sonore et olfactive!
On passe une bonne nuit; la pluie est bien tombée.
Le lendemain il fait gris et très froid pour nous les bretons (-1°C).

Je commence par un réveil musculaire sur home-trainer: je mets un temps fou à me réchauffer mais cela fonctionne.
Ensuite c'est le compte à rebours jusqu'au véritable échauffement d'avant-course, et l'appel sur la ligne.
Nous sommes 21 dames venues en découdre.
Je retrouve avec plaisir Pauline Sabin, venue toute seule cette fois-ci.
11h15: départ houleux avec une grosse chute sur le bitume que j'évite de justesse!
Manuella, spécialiste du start, a pris la tête; je dois être 4ème.
On s'engage dans la prairie qui est bien plus boueuse qu'hier, mais cela reste praticable sur le vélo.
On passe la butte glissante; je ne sors pas le pied dans le dévers, et "bam", par terre! ("j'ai glissé chef..") 😏
Des filles me reviennent dessus; chaque seconde compte. Je me fais doubler.
L'une d'elle est dans ma catégorie. C'est dur mais je m'accroche.
On grimpe l'escalier, on relance dans la côte en bitume où Pauline qui a malheureusement été prise dans la chute du départ, me double, et on grimpe la redoutable butte boueuse en courant.
La petite descente en sous-bois est glissante aussi mais ça passe.
Je reste derrière Pauline un bon moment mais commets plusieurs erreurs et perds le contact.
Celle qui me suit, qui est excellente en VTT, revient un peu sur moi.
J'arrive à faire un peu la différence dans la côte en bitume pour reprendre quelques secondes.
C'est la cloche: dernier tour!
Dans ma tête je suis ultra-concentrée. Ce n'est qu'en entrant dans la prairie que je commence à passer par diverses émotions: vais-je vraiment y arriver?

Crédit photo: Lulu Lili Fazbouq
 
Sortant sur le bitume final je relance, je sais que c'est gagné dans ma catégorie (5ème au scratch); je ne réalise pas!
Beaucoup de joie également pour Manuella qui remporte le classement général et championne de France dans sa catégorie!

Tellement heureuse d'avoir atteint mon objectif après tant d'heures d'entraînement, de doutes, de difficultés à tout concilier dans ma vie où je dois aussi être au top dans mon travail...
Je ne pense pas avoir de talent particulier: j'étais nulle en sport à l'école; je n'ai pas un gros moteur ni de muscles puissants. Par contre je suis passionnée par le cyclisme; j'adore m'entraîner et progresser!


Merci à Stéphane Loizeau, qui a aussi décroché le titre national, pour la photo! 

Pas le temps de traîner ensuite: Phil doit se rendre à la ligne de départ sous un grésil tenace.
Il hésite beaucoup sur la manière de s'habiller et au final décide de ne pas rajouter de couches supplémentaires.
Il sont plus de 50 dans la catégorie de Phil.
13h45: le départ est donné; ils sont trempés au bout de quelques mètres avec les gerbes d'eau soulevées sur le bitume.
Je file au poste de dépannage toujours sous un mélange de pluie et de grésil.
Les 2 premiers tours se passent plutôt bien pour Phil: il est dans le rythme.
Puis cela se dégrade très vite: il est transi de froid et les muscles ne répondent plus.
Dans ce cas il n'y a plus rien à faire que d'encourager et de tenir jusqu'au bout même si c'est terriblement dur... 😓


Alors qu'il accrochait le top-10 au début, il termine à la 21ème place de cette catégorie qui était la plus nombreuse.
Déçu forcément, mais l'urgence est vraiment qu'il se réchauffe.
Et cela a bien pris une heure!
On est quand même heureux de la journée mais c'est vrai que seule l'expérience permet de savoir comment s'équiper selon les conditions météo.

Je tiens à remercier chaleureusement:

 - Phil qui est resté au poste de dépannage pour moi le matin; il n'était pas obligé et cela a compté pour moi
- Stéphane Gourmelon, mon entraîneur depuis 2 ans, via sa structure MonObjectifVelo: toujours un plaisir de progresser avec ses plans d'entraînement!
- S1NEO et Johanny Delmas pour le superbe cadre CX02; toute la course sans changer de vélo: une fiabilité exemplaire!
- Asterion Wheels et Benoît Stupici pour les roues au top
- Le Team Armorique, notre club finistérien, pour la super ambiance même si on ne se voit pas souvent
- l'AC Champagnole pour leur superbe organisation: cela fait plaisir d'être aussi bien accueillis par des passionnés et leur circuit au coeur du village était bien sympathique

Maintenant, nous faisons une pause du côté de Belfort chez nos amis franc-comtois, les renommés vététistes Coralie et David, avant de remonter vers la Belgique pour participer au Mondial Masters de cyclo-cross à Mol, où les conditions seront sans doute aussi difficiles: mais nous sommes motivés! 😊

lundi 13 novembre 2017

Coupe de France à La Mézière: Mud party

Ce dimanche, j’étais inscrite sur la 2nde manche de la Coupe de France qui se déroulait à La Mézière.
J’avais déjà expérimenté ce circuit sur un championnat de Bretagne mais cette année-là, il était roulant.
Nous arrivons assez tardivement sur le site (en ville) et c’est déjà la galère pour trouver une place tellement il y a de monde.
Je vais à pied chercher mon dossard; par contre, n’ayant pas lu intégralement le guide technique de l’épreuve, je ne sais pas que les reconnaissances ne sont possibles que jusqu’à 17h.
Malgré tout, je m’engage sur le circuit à 17h05: de la boue et encore de la boue! Le début de parcours est impraticable à vélo.
Une fois sortie des bourbiers, je passe devant la zone de dépannage et me fait interpeller par un bénévole qui me hurle dessus que je n’ai rien à faire sur le circuit, qu’à 17h passées, c’est fermé et que je dois en sortir immédiatement car ils doivent remettre le parcours en état. J’essaie de faire un peu d’humour en lui demandant si cela consiste à retirer la boue mais il s’énerve encore plus.
Phil arrive avant que je ne monte dans les tours moi aussi, et me dit qu’on va continuer à pied.
Belle entrée en matière. 😔
Je n’ai qu’une envie: rentrer à la maison!
Le reste du circuit est pour ainsi dire insipide: de la prairie, quelques petites bosses, rien de technique si ce n'est traverser la boue omniprésente.
Il faut néanmoins souligner le beau travail des organisateurs et le fait que ce soit pour une bonne cause (la spondylarthrite ankylosante), mais on préfère de beaucoup le parcours de Quelneuc.
Après un petit tour à vélo dans les rues avoisinantes, je déniche un emplacement pour la nuit en contrebas de la ligne de départ: c’est stratégique, pour pouvoir partir directement après la course demain sans retraverser toute la zone encombrée des espaces Teams et de camping-cars.

Le lendemain matin, c’est le déluge dès la course des cadets!
Phil, qui ne participe pas à l'épreuve (car aucun intérêt pour lui avec les élites), est parti rouler aux alentours.
Cela ne se calme que vers midi: les juniors (bravo à Antoine et Maxan pour leurs supers places!) et les espoirs ont bien dégusté.
Cette fois, je suis dans les temps pour l’échauffement et même à l’heure pour l’appel où je retrouve avec plaisir les finistériennes. 😊
14h05: nous sommes 70 filles en ligne, et c’est le départ.
Dès le premier virage, cela bouchonne et ensuite il faut éviter les diverses chutes.
Je mets plusieurs minutes à entrer dans le rythme car ça bloque devant.
En même temps je ne veux pas chuter donc pas question d’aller frotter.
On est à pied partout; il faut se faire une raison. 
Je roule et cours longtemps avec Julie et Amélie.


Crédit photo: Val Flého

Devant c’est la meilleure crosseuse du moment, Lucie Chainel, qui mène largement. Anaïs n’est pas loin de la 3ème place; j’espère qu’elle va réussir!
On finit par se faire rattraper par les premières cadettes, notamment Maëva qui pointe à la 3ème place, puis Louise. Elles courent vraiment bien!
Les portages sont très difficiles, les appuis dans la boue étant fuyants.


Crédit photo: Guigui photographe
 
Je change de vélo à chaque tour tellement ça bourre. Ce n’est qu’au dernier tour que je commence à me sentir plus à l’aise.
Heureusement le public est vraiment top: tout le monde est encouragé, que ce soit les champions ou les cyclistes de fin de peloton comme moi.
Je termine très loin: 54ème sur 70 partantes mais je ne pense pas que j’aurais pu faire beaucoup mieux même si l’entraînement avait été moins intense cette semaine.
Un grand bravo à Anaïs (4ème mais qui aurait tellement mérité le podium), Maïna 3ème junior et Laura (top-20) pour leurs performances.

On a finalement un sentiment mitigé par rapport à ces coupes de France: pourquoi autoriser autant de monde alors que le site ne le permet pas rien qu’au niveau des parkings? Quant au circuit, il était déjà bien détruit le matin au fil des passages, avec des chutes à n'en plus finir…

D'autre part, Phil m’a fait remarquer que pour un sport vert, on était loin d’être écolos avec les litres d’eau déversés à grand renfort de karchers alimentés en 220V ou via des groupes électrogènes afin de rincer les vélos à chaque demi-tour!
Je trouve que la pratique du cyclo-cross a ses limites: quand c’est trop, c’est trop; que ce soit au niveau de la boue ou du nombre de participants, les deux étant liés.
Cela reste néanmoins une bonne expérience d’un point de vue sportif, même partie en avant-dernière ligne, pour me rendre compte du niveau national et bien travailler les portages dans ces conditions difficiles, mais je n’ai pris absolument aucun plaisir.
Ce sera pour une prochaine fois!

Un grand merci à Phil qui a lavé mes vélos à chaque tour (bon, on n’est pas du tout au point pour les changements mais c’était la 1ère fois que je changeais de vélo sur une course! 😉), qui m’a remotivée pour prendre le départ et tirer le positif de cette compétition.
Merci aussi à Stéphane pour le plan d’entraînement, les conseils au jour le jour. Je me suis dépouillée sur le home-trainer les jours précédents malgré la fatigue grandissante. On y croit; on s’accroche pour la suite! 😺

mardi 7 novembre 2017

Cyclo-cross à Andel et Bretagne Masters à Questembert

La saison de cyclo-cross bat son plein et chaque course fait vivre son lot de péripéties; c'est vraiment le meilleur moyen de ne pas s'ennuyer le dimanche! 😉
Fin octobre, nous avons participé au Championnat de Bretagne Masters à Questembert, loin de chez nous dans le Morbihan, mais où nous avons retrouvé les copains/copines habituels.
Le parcours était très chouette, typé VTT avec beaucoup de sous-bois, de côtes raides, de descentes,  avec juste un escalier et des planches pour corser le tout.
J'ai terminé 4ème dame et 2ème master derrière Manuella qui était très forte!
On a passé de bons moments notamment avec les familles Huby, Glon mais aussi Emeline qui est de retour...
Philippe prend la 5ème place en master40, un peu déçu car il aurait pu aller chercher un podium sans un déraillement.

Mais l'important pour lui en ce moment c'est de suivre sa formation d'entraîneur club: après avoir eu le module commun qui se composait de théorie, de PPG mais aussi d'un examen, il a poursuivi avec le module VTT, en compagnie d'un groupe super dont des BMXeurs et c'était l'occasion rêvée de parfaire sa technique sur le site de Ploeuc l'Hermitage!
Un grand merci aux formateurs qui sont aussi d'excellents entraîneurs: notamment Stéphane Gourmelon qui me suit toujours, et Arthur Quilliec au top également!
Il est revenu éreinté, mais enchanté de tout ce qu'il a appris et réussi.

Dimanche dernier, après une semaine d'entraînement bien rempli, on est allés tester le nouveau cyclo-cross d'Andel sur le terres d'Anaïs Grimault: un beau parcours rendu très technique par les conditions météo plutôt humides!
Philippe ne court pas, un peu émoussé par la dernière journée de formation VTT. 😊
Le départ est donné sous une pluie froide.
Pas de chance pour moi: le commissaire m'a oubliée et je me retrouve en dernière ligne.
J'arrive à remonter peu à peu mais cela bouchonne vite dès le première singletrack; impossible de revenir sur l'avant de la course. Anaïs semble en super forme et mène chez les filles.

Pas fan de la boue! 😌


Crédit photos: Franck Huquet

Les petites bosses s'avèrent assez compliquées maintenant qu'il n'y a plus d'accroche!


Une averse de grêle nous tombe dessus: ça pique mais surtout c'est gelé: je ne sens plus mes mains ni mes pieds.
Heureusement, mon S1NEO et sa transmission SRAM fonctionnent parfaitement tandis que les roues Asterion Edition One restent des bombes pour relancer.


Je termine finalement 2ème dame assez loin d'Anaïs qui j'espère va performer sur la coupe de France. Pas si mal mais le cardio n'est pas monté avec le froid.

Merci à Phil pour l'assistance, à ceux et celles qui m'ont encouragée, au photographe Franck Huquet qui a bravé la pluie et à Stéphane pour le plan d'entraînement qui me motive toujours autant!

Prochain objectif: le championnat de France Masters à Quintigny dans le Jura!
Ensuite, j'ai fini par me décider à retenter ma chance au Mondial Masters en Belgique, toujours à Mol sur le redoutable circuit ensablé.
Pour cela je travaille à fond les portages et passe du temps sur les plages près de chez moi, mais pas pour construire des châteaux! 😋
Dimanche, je serai sur la coupe de France à la Mézière histoire de concourir au niveau national et aussi de prendre du plaisir sur ce bel évènement!

Ambiance conviviale au cyclo-cross à Questembert: et oui, les filles ça discute! 😀

Crédit photo: Mélanie Leclercq